Ressources du café-philo
"Climate Grief" La peur face au réchauffement climatique
Mickaël Nardi
Solastalgie : climat et dynamique du deuil.
Basé sur la vidéo « Climate grief » de Philosophy Tube, sortie le 22 août 2019.
Les poissons. Ils meurent à cause du réchauffement climatique. Les industries du poisson perdent de l’argent. Solution: moins payer les pêcheurs et les faire travailler dans des conditions encore plus difficiles. Tout se passe en mer, personne n'ira vérifier. Mais si les pêcheurs portent plainte, c’est mauvais aussi. La solution ? Recruter des migrants sans papiers qui ne peuvent ni se plaindre, ni se syndicaliser, sinon ils se font déporter dans leur pays d’origine. On n’est pas loin d’une définition de l’esclavage au sens moderne ici.
Donc quand on pense au poisson, le changement climatique, le contrôle des frontières et les droits sociaux ne sont pas trois problèmes séparés. C’est juste un GROS problème.
Marchandage
En 2016, aux US, Dakota Access a eu un projet pour construire un oléoduc du Dakota du Nord jusqu’en Illinois. Initialement, son trajet passait par la ville majoritairement blanche de Bismarck, North Dakota, mis a finalement changé d’itinéraire à cause du risque de pollution des réserves d’eau potable de la ville. C’était un problème très réel, Dakota Access ayant subi plus de 200 fuites de ses oléoducs entre 2010 et 2016. La nouvelle route passait par des terres indigènes appelées Standing Rock, ce qui leur faisait subir exactement le même risque de contamination. La tribu Standing Rock a refusé cet oléoduc, ont monté des dossiers en justice, des manifestations, des actions directes, des pétitions… la police et les milices privées engagées par la compagnie pétrolière ont répondu avec violence, dont plusieurs vidéos sont devenues virales, et Standing Rock est devenu le centre névralgique d’une protestation internationale. Des milliers de personnes ont campé sur la route de l’oléoduc dans le cadre de communautés organisées et générée par des indigènes, il y a eu des manifestations, des soutien de célébrités du monde entier, des appels pour que Obama intervienne. Oui vous vous souvenez Obama, avant Trump? Ecoutez bien ce qu’il a dit à ce sujet : « On va laisser faire ça pendant encore plusieurs semaines, et déterminer si cela peut, ou non, être résolu d’une façon que j’estime particulièrement attentive aux traditions des premiers américains. »
En regardant la télé à ce moment là, on peut tomber un soir sur une émission sur les droits des indigènes, un autre soir sur la militarisation de la police, encore un autre soir sur le changement climatique et la pollution, sans réaliser que, comme pour notre histoire de poissons, tout cela fait partie d’un seul problème, un « hyperproblème », qu’on pourrait par exemple appeler, je sais pas, AAAAAAAAAAAA, ou encore, « capitalisme patriarcal suprémaciste blanc » si vous préférez.
Bastani et Morton disent des choses interessantes sur le changement climatique, mais quand on lit des auteurs indigènes sur le sujet, tout ce que ces deux philosophes disent a déjà été dit avant. A un moment où les gens commencent à se demander « que va-t-on faire si nos maisons sont inondées et que l’on doit s’installer ailleurs? », ou « dans quelles sortes de communautés va-t-on vivre quand la catastrophe écologique aura lieu? », beaucoup d’indigènes sont déjà dans cette situation. Nick Estes, écrivain Sioux, écrit que de nombreux indigènes vivent déjà dans un monde « post-apocalyptique », parce que c’est le colonialisme qui rend possible le changement climatique. Ces problèmes ont lieu en Amérique du Nord (c’est de là que viennent la plupart des auteurs indigènes qui écrivent sur le sujet) mais c’est aussi valable ailleurs dans le monde, comme au Brésil où le gouvernement de Bolsonaro ravage l’Amazonie à un taux record, et notamment des territoires indigènes.
J’imagine que certains vont se demander : « Tout ça est bien politique pour un caféphilo qui prétend parler de la philosophie de l’environnement ! Je suis venu, mon bon monsieur, pour avoir bonne conscience vis-à-vis du fait que je m’inquiète pour le climat, pas pour qu’on me gave comme une oie d’un agenda politique au parti-pris évident et qui me fasse culpabiliser en me sorte des arguments dignes de hippies ! » Mais encore une fois, beaucoup de philosophie abstraite et intéressante sur le sujet a déjà été abordée. Morton (encore lui) dit que « nous » avons aujourd’hui besoin de nous sentir comme interconnectés avec l’environnement plutôt que comme séparés de lui, et c’est assez curieux d’utiliser ce « nous » assez universel ici parce que des indigènes ont essayé de promouvoir cette attitude depuis très très longtemps, malgré le fait qu’ils se fassent taper dessus assez fort à chaque fois.
Beaucoup de peuples ont des attitudes différentes par rapport à des choses comme la terre. Dans les religions dites abrahamiques, des sites comme la Mecque ou Jerusalem sont en partie sacrée car un événement historique se serait apparemment passé là-bas.
Pourtant, dans le livre « As long as grass grows », la chercheuse indigène Dina Gilio-Whitaker explique que les sites indigènes sont sacrés parce que les gens croient que « il y a un partie de moi dans cette terre, et une partie de cette terre en moi », que ce soir parce que mes ancêtres y sont enterrés, ou parce que ma tribu a vécu ici depuis des siècles, bref la terre et les gens sont genre… interconnectés. Ces chercheurs indigènes disent exactement la même chose que ce que Morton décrit.
Et même si c’est vrai que le lien entre le changement climatique et la police n’est pas toujours évident, les associations indigènes qui essaient de protéger leurs terres et leurs ressources d’eau elles, en sont bien au courant.
A Standing Rock, pendant un moment on ne savait pas encore si le pipeline était vraiment légal ou pas à construire, et plutôt que de dire « Le Président y réfléchit, nous attendons une décision des tribunaux, pour l’instant on se calme », la police a attaqué violemment les populations locales avec des armes chimiques, des chiens d’attaque et des jets d’eaux, en montrant clairement qu’ils n’étaient pas là que pour « faire respecter la loi et faire leur boulot », mais plutôt pour faire respecter un ensemble particulier de valeurs qui s’alignait avec celles d’une compagnie pétrolière.
En 2009, une grande manifestation contre le changement climatique a eu lieu à Londres, et Ian Tomlinson, un vendeur de journaux de 47 ans est passé dans la rue, sans lien avec la manifestation, et un policier, Simon Harwood, a décidé de le battre avec sa matraque. Il est mort de ses blessures. Ce policier avait déjà 10 plaintes contre lui, donc plusieurs pour usage excessif de la violence, donc le problème n’est pas que ce policier, individuellement : c’est que l’institution policière embauche et du coup permet à des gens dont ils connaissant les tendances violentes d’aller faire régner l’ordre lors de manifestations pour le climat.
Déni
Bien que certains individus et partis politiques soient réputés pour nier le changement climatique, il y a plusieurs façon différentes de le nier.
Une façon subtile de le nier est de juste dire que la science fera tout le travail pour nous. Des panneaux solaires pas cher, des voitures électriques, envoyer des missiles dans les nuages pour faire pleuvoir.. c’est plutôt stylé ! On peut mettre des miroirs sur toute la surface du Groenland pour refléter la lumière du soleil, ou même carrément aller sur Mars! C’est pas génial tout ça ! La température y est intolérable, c’est super hostile donc ce sera juste Nice en mieux ! Aaron Bastani, qui a écrit « Fully Automated Luxury Communism » est très dubitatif de la capacité du « capitalisme vert » à résoudre la crise du climat, mais même cet auteur utilise la « loi de Moore », qui consiste à dire que tous les deux ans, la technologie devient 2 fois moins chère, 2 fois plus rapide ou 2 fois plus petite. Ca a l’air super, avec toute cette technologie on ne peut qu’arriver à résoudre la crise du climat. Sauf que tous les PDG des tech companies sont pas d’accord sur ces « 2 ans », et plus généralement, la loi de Moore n’a rien d’une loi scientifique. C’est presque plus que de la pub pour les tech companies, qui profitent du fait qu’on croit qu’elles vont sauver le monde, bien que leurs profits soient issues de cette même exploitation des ressources naturelles et de l’exploitation des travailleurs qui tuent la planète.
Natasha Lennard, dans un article, pointe du doigt le fait que le tueur d’extreme droite qui a tué 21 mexicains et blessé au moins 23 autres à El Passo, au Texas, en 2019 avançait « la nécessité d’un contrôle de la démographie au vu du désastre écologique ambiant » comme une des ses motivations.
Dans la même lignée, le tueur de Christchurch, en 2019 toujours, qui a tué 51 personnes, se décrivait lui-même comme un « éco-fasciste ».
Marine le Pen a une tendance à défendre des positions très nationalistes dans un langage environnementaliste. On pense à ces polémiques sur les migrants ou les roms qui polluent derrière eux car ils s’en fichent de leur environnement vu qu’ils ne sont pas chez eux et qu’ils ne partagent pas les mêmes « valeurs » que nous. On en voit des exemples flagrants à certains endroits de Nice, et c’est vrai que de prime abord, émotionnellement, ça met la rage. Sauf que ces gens sont loin d’être ceux qui polluent le plus, et quand ce genre de choses est récupérée politiquement pour attaquer une partie bien spécifique (et souvent une minorité « indésirable ») de la population, ça peut poser problème. Le langage environnementaliste permet de faire passer la pilule moralement et de convaincre une frange plus large de la population.
Il faut se rappeler notre exemple des poissons du début : il n’y a pas de solution au changement climatique qui n’implique pas aussi de résoudre le problème des droits des travailleurs, des droits des migrants, et bien d’autres problèmes encore.
Bien que pas mal de personnes aient envie de nous vendre des solutions qui n’implique en aucune façon de s’attaquer à ce genre de problèmes…
Désespoir
Le changement climatique, je pense qu’ici tout le monde sait grosso modo comment ça fonctionne. Les gaz à effet de serre piègent les radiations solaires dans l’atmosphère, ce qui fait que la planète se réchauffe. En évoluant jusqu’à un certain point, ça peut devenir catastrophique à une échelle difficilement imaginable.
Certaines personnes, en ayant cette réalisation-là, se mettent à souffrir de solastalgie ou Climate Grief (situation de deuil induite par le climat). Des psychologues suédois ont montré que les jeunes avaient un plus grand risque d’anxiété et de dépression en apprenant que rien n’était fait pour sauver le futur dans lequel ils allaient devoir vivre. On en a un exemple flagrant avec l’expérience de Greta Thunberg, je la cite : « Je me disais que c’était très étrange que les humains, une espèce animale parmi d’autres, étaient capables de modifier le climat terrestre, parce que si c’était vraiment le cas, on ne parlerait que de ça. Donc quand j’ai eu 11 ans je suis tombée en dépression ; je ne parlais plus, je ne mangeais plus. »
Certains physiciens disent que les lois de la physique classique ne fonctionnent plus une fois la vitesse de la lumière atteinte, et qu’il faut qu’Einstein nous fournisse une nouvelle explication. Le réchauffement climatique c’est un peu pareil. C’est un problème bien spécial qui perturbe notre façon habituelle de voir les choses.
Prenons l’exemple du Problème de la Non-identité, décrit par Derek Parfit.
Imaginons que vous avez comme projet de construire une centrale électrique (pas nucléaire) et une ville autour. Cette centrale va prendre tellement de temps à être construite que personne d’actuellement vivant ne sera affecté par cette centrale.
En construisant cette centrale, des gens vont venir vivre dans cette ville. Des gens vont se rencontrer, boire un verre, mettre l’album Moon Safari de Air ce qui rendra scientifiquement inévitable le fait qu’ils fassent l’amour, et certains auront des enfants. Si cette ville n’existait pas, ces gens ne se rencontreraient jamais et ces enfants n’existeraient probablement jamais non plus.
Disons que la centrale pollue beaucoup et que dans cette timeline où on construit la centrale, les enfants deviennent très malades.
Ca a pas l’air très cool, il ne faudra pas construire la centrale du coup. Mais attendez… Si je construis pas cette centrale, ces enfants n’existeront jamais ; donc en la construisant, je ne rends la situation de personne PIRE que si je ne la construisais pas. Leur situation n’est pas PIRE qu’une autre puisqu’ils ne peuvent exister que dans cette « mauvaise » timeline où j’ai construit la centrale.
Donc si construire cette centrale est une mauvaise chose, et ça en a franchement l’air, alors, c’est une mauvaise chose qui ne fait réellement de mal à .. personne ?
[Interactions]
Timothy Morton est un philosophe qui réfléchit au changement climatique. Il dit que ce phénomène change notre façon habituelle de penser le temps. Le réchauffement climatique est une sorte d’objet. Un objet étrange qui occupe l’espace et le temps, mais un objet physique aussi comme une table ou un verre. Un « hyperobjet ». On est tous dans cet hyperobjet, et on peut en sentir un petit bout, mais on n’en sentira jamais la totalité. Cet objet plane au dessus de nous, rentre et sort de nos vies, en nous inondant de sa puissance, un peu comme le deuil finalement.
Morton préfère penser comme ça car selon lui ce qui nous a mis dans ce bazar, c’est le fait de penser que l’environnement est quelque chose de séparé de nous. Un truc là-bas, juste bon à être exploité - ou sauvé. Il nous dit que c’est bizarre à quel point les gens aiment se passionner pour les comètes et les trous noirs, des choses qui pourraient littéralement nous tuer, mais se passionnent moins du réchauffement climatique, parce que c’est plus facile d’imaginer un trou noir ou une comète sur un écran. C’est pour ça qu’on aime bien les facts sur l’univers, qui nous permettent d’imaginer des gens qui ne les savent pas et de se dire « imaginez quelqu’un qui n’y connait rien aux planètes ou aux étoiles! Haha quel idiot! Moi j’adore la science ».
Morton espère que si on commence à penser au réchauffement climatique comme un objet dans lequel nous nous trouvons, on pourra peut-être se rendre compte que la société et l’environnement sont deux faces d’une même pièce.
Gilbert Ryle nous raconte une histoire intéressante que je vais un peu réadapter ici, à propos d’un homme qui vient à Nice pour voir l’université de Carlone. Et on lui fait visiter les amphithéâtres, les bureaux, les laboratoires de recherche, la BU, et à la fin le type demande : « ok c’est super mais elle est où l’université ? Je veux voir Carlone ! » En tant que philosophe, on sait quel type d’erreur il fait ici. [Interaction?] Une erreur de catégorie. L’université de Carlone, ce n’est pas un truc à part, c’est justement l’ensemble des bâtiments, des gens et ce qu’ils font. Morton dit que quand les gens parlent de la « nature » et de « l’environnement », c’est ce type d’erreur qu’ils font.
« Vous pouvez parcourir le globe, du haut des montagnes jusqu’à la fosse des Mariannes. Vous ne trouverez pas la Nature. C’est une catégorie vide en recherche de quelque chose pour la remplir. » Hyperobjects, Timothy Morton. Les hyperobjets comme le réchauffement climatique nous mettent en face de ça, et on n’aime pas ça.
Acceptation
L’opposé du climato-scepticisme pourrait être appelé climato-désespoir : l’idée qu’il n’y aurait plus rien à faire. C’est trop tard. L’apocalypse arrive. Bon, ça fera toujours du contenu stylé pour les réseaux sociaux vous me direz.
L’universitaire Jem Bendell a écrit un article intitulé Deep Adaptation, dans lequel sa thèse centrale est de partir du principe que la société va s’effondrer à cause du changement climatique. C’est un article certes controversé, en partie parce qu’il est un peu simpliste et tragique, et en partie parce certaines personnes pensent que ça n’aide pas de propager le désespoir. Mais le climato-desespoir n’est pas la même chose que le Climate Grief, cette situation de deuil induite par le climat. Quand quelqu’un qu’on aime décède, oui c’est très tragique, mais il y a de bonnes et de mauvaises façons de le gérer. Mais en regardant le travail de quelqu’un comme Bastani qui dit des choses intéressantes sur la technologie tout en laissant de côté l’aspect moral du problème, et le travail de Morton ou d’associations diverses qui essaie de s’engager sur ce terrain de la moralité mais laissent, malheureusement, toute la littérature indigène de côté, on peut se demander : de quoi faisons-nous le deuil? Ce qui rend le changement climatique particulièrement tragique, c’est que l’on connait les noms des gens qui en sont responsables : Darren Woods, PDG de Exxon Mobile ; Bob Dudley, PDG de BP ; Jack Dalrymple, Gouverneur du Dakota du Nord pendant l’événement de Standing Rock ; tous ces gens risquent de ne jamais se retrouver devant la justice pour ce qu’ils ont fait, et franchement, ça craint.
Le théoricien Terry Eagleton dans son livre Why Marx was right, nous dit qu’une des raisons pour lesquelles les idées de tonton Karl sont si puissantes encore aujourd’hui, c’est qu’elles reconnaissent la tragédie de la façon dont fonctionnent les choses aujourd’hui. Et si les libéraux sont aussi perméables aux idées fascistes, c’est parce que le fascisme aussi reconnait que pas mal de choses sont nulles aujourd’hui, en offrant des réponses très faciles mais malheureusement fausses.
Un des avantages à faire face à la nature envahissante et endeuillante du changement climatique, c’est qu’un fois qu’on réalise qu’il n’y a qu’un grand problème, on se retrouve avec bien plus d’alliés qu’on ne le croyait. En militant pour la liberté de mouvement des migrants, on lutte contre le changement climatique. En militant pour le droit des populations indigènes à se déterminer elles-mêmes, en soutenant les antifascistes locaux et les gens qui luttent contre les violences policières, en soutenant la démilitarisation et le désarmement nucléaire… il n’y a qu’une planète
sur laquelle on vit.
Les campements de Standing Rock on été délibérément organisés en tant qu’espaces pour essayer de nouvelles façons de vivre durablement, en suivant des idées de la philosophie indigène. Tout le monde sur ces camps recevaient de manière gratuite de la nourriture, un abri, des conseils juridiques, des soins médicaux. Il n’y avait pas de police armée et tout le monde était le bienvenu. Et c’était loin d’être parfait, mais plutôt que de lutter pour préserver le statu quo d’une façon de vivre aujourd’hui dépassée, c’était une tentative ambitieuse pour créer un monde nouveau.
Personne ne veut retourner à un mode de vie préindustriel, pas moi en tout cas, et les gens qui ont besoin de moyens de contraceptions, ou d’insuline risquent d’avoir des problèmes si la société s’effondre. Les personnes trans risquent aussi d’avoir des problèmes sans un approvisionnement nécessaire en hormones.
Et plutôt que d’éviter d’y penser, ou tout miser sur une solution technologique parfaite, se confronter sérieusement à la possibilité que le monde puisse s’effondrer à cause du changement climatique, c’est l’occasion de se demander « qu’est-ce qui était bien? », « Qu’est-ce que vous préfériez dans le fait de vivre en société? » Moi perso, j’aimais bien… cuisiner, euh.. la musique, eeuh.. les séries… Et se demander aussi « A quels aspects de la vie en société seriez vous prêts à renoncer? » Parce que « Apocalyspe », ça veut pas dire la fin du monde. C’est un mot grec, qui signifie : « La révélation… du savoir ».